"Deviens ce que tu es et fais ce que toi seul peux faire" clame Nietzsche

J'ai eu l'occasion à deux reprises d'assister à des conférences de Marc Halevy, grand physicien-philosophe.

Ses points de vue ont eu une grande influence sur mon chemin personnel, et m'a incité à lire  ses ouvrages... enfin pas encore tous, car ils sont très nombreux!

Aujourd'hui, j'ai envie de vous partager un extrait de  son livre merveilleux "Petit traité de la liberté de vivre", dans lequel il nous invite à reconsidérer notre façon d'appréhender notre liberté réelle et ses implications.

Un passage est particulièrement interessant concerne la notion de destin. Qu'est-il exactement? que pouvons nous en faire? quelle est notre réelle liberté de choix? 

 

Voici donc un extrait du texte, qui j'espère vous donnera envie de lire ce livre en entier!

 

" Et l'on sent bien comment mes propos s'inscrivent, avec finesse, dans l'interstice mince entre déterminisme ( tout est écrit) et hasardisme (rien n'est écrit). Rien n'est écrit, de fait, mais le champ des possibles est limité par l'imposante pression des contraintes liées à mon histoire, à mon clan, à mon phylum, à ma planète, à mon soleil, à ma galaxie et à cet univers qui est le mien.

 

Voilà bien le point d'émergence de l'idée de destin: je porte en moi une masse insoupçonnée d'accomplissables inaccomplis. Ils sont mon lot. Ils sont ma substance. Ils sont mon trésor.

Et ce trésor, au fond du fond, est la seule chose que je possède. Toutes mes joies futures en sont tributaires: il me suffit de comprendre que j'ai à les accomplir, dès que l'opportunité s'en présentera.

 

Je ne suis pas maître de ce qui est accomplissable en moi, et par moi; c'est mon donné, c'est mon destin. Mais la manière de l'accomplir, le talent et le soin que j'y mettrai, l'ardeur et la passion que j'y investirai, sont, eux, totalement miens, fruit de ma volonté, de ma liberté, de mes capacités.

"Deviens ce que tu es et fais ce que toi seul peux faire" clame Nietzsche en s'inspirant de Pindare. Tout y est dit."

 

.... un peu plus loin:

" La notion de destin ne peut jamais se confondre avc celle de fatalité ou de fatalisme. Rien n'est écrit, mais tout est donné et ce qui est donné le reste, tel quel. Le destin est ce "donné". Il n'est pas une destination forcée, déterminée à l'avance, scellée dans le marbre et l'airain de la fatalité.

Le destin n'est pas une destination.

Le destin, c'est naître quelque part, le long d'une certaine route- et pas ailleurs-, avec aux pieds une paire de godasses qui sont ce qu'elles sont, une besace plus ou moins remplie de victuailles et d'outils divers, avec un paletot, un chapeau et un bourdon. "

 

 

 

 

 

 

 

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